Charming otter in natural river setting, embodying wildlife tranquility.

LA LOUTRE FAIT DE LA RESISTANCE

Vous pouvez me montrer la Baie de Naples. Vous pouvez me mettre devant Miss Monde. Rien ne sera jamais aussi beau à mes yeux que la loutre qui s’ébattait devant moi à la pêche pendant que je retenais mon souffle !
Ca s’est passé, il y a une dizaine d’années dans le Sud pas très loin d’Agde. Je pêchais presque chaque jour dans un recoin de l’Hérault formant une espèce de mare. Déjà, il y avait les roseaux, les papillons, les martins-pêcheurs d’un bleu vif, sans oublier les grenouilles et même les couleuvres d’eau. L’ambiance musicale était assurée par une compagnie de cigales.
Presque à chaque fois, en début d’après-midi, une loutre apparaissait, venant de ma gauche. Elle prenait tout son temps ! De couleur marron clair, elle glissait tout en douceur sur le ventre. Au bout de quelques mètres, un petit coup d’œil en coin pour s’assurer que je l’admirais ! Et elle repartait toujours en douceur, en nage sur le dos en moulinant avec ses pattes de devant derrière sa tête. Pendant une heure et demie, elle batifolait avec des pauses par-ci, par–là.
Quel magnifique animal et quelle grâce ! Un véritable ballet nautique à elle toute seule. Je n’osais pas bouger d’un poil, fasciné par tant de beauté !
J’ai lu que la loutre vit dans un terrier aménagé dans une berge. Elle met bas deux à quatre petits loutrons. C’est une maman adorable ! Pendant huit mois, elle nourrit ses petits, trois à quatre fois par jour, avec des poissons, avec des grenouilles et avec des écrevisses.
Ma loutre, je l’ai vue une bonne trentaine de fois en deux ans. Et puis, elle n’est plus réapparue.
J’ai lu qu’en 1980, il restait à peine 1.500 loutres sur toute la France ! Sa disparition était proche ! Au point qu’en 1981, on l’a déclarée « espèce protégée ».
Les derniers recensements indiquent qu’aujourd’hui la population des loutres est remontée entre 2.000 et 3.000 individus ! Quelle bonne nouvelle, à peine croyable, peut-être due à l’amélioration de nos cours d’eau.Quant à moi, je pense toujours à ma loutre. J’aimerais tant qu’elle revienne s’ébattre devant moi ! J’en suis encore tout émerveillé !


loutre

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